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L'industrie financière française
L'industrie financière est une activité importante par sa forte contribution au PIB (4,5%) et à l'emploi (700 000 emplois). Elle constitue un levier déterminant pour le développement des entreprises et un moyen de préserver le contrôle de nos centres de décision.
Le projet de Pôle de compétitivité FINANCE INNOVATION, fédéré par Paris EUROPLACE, soutenu par les sociétés de gestion, sociétés d'assurances, banques, entreprises d'investissement, émetteurs, a pour objectif clair et ambitieux de conforter la position de la place financière de Paris en Europe, en développant son expertise et son positionnement offensif en matière de recherche et d'innovation.
La place financière de Paris, pôle leader du réseau financier mondial, fonde sa stratégie sur cinq piliers :
une industrie de gestion d'actifs, pôle de compétitivité mondial, qui a bâti sa notoriété sur la qualité de son expertise, des instruments de gestion innovants et la force d'acteurs industriels présents dans la compétition internationale ;
une industrie de banque d'investissement, tirée par un pôle de dérivés actions et une compétence reconnue en matière de mathématiques financières ;
une technologie et un réseau de distribution de produits d'épargne en direction de la clientèle grand public hautement compétitifs ;
dans le domaine de l'assurance, un pôle d'excellence de l'analyse du risque ;
un pôle de formation/ recherche en économie et finance de notoriété mondiale.
L'industrie financière d'Europe continentale doit croître sous l'effet de trois facteurs principaux :
la croissance naturelle accompagnant celle de l'économie ;
la croissance structurelle liée à un développement de la financiarisation de l'économie ;
la croissance générée par la nouvelle demande : changement du modèle de financement des retraites, vente de services de gestion aux actifs provenant des nouvelles économies.
La période actuelle est propice au changement de positionnement de la place de Paris dans l'activité financière européenne :
la consolidation progressive d'une liquidité européenne et son accès à tous les acteurs européens vont changer les termes de la compétitivité entre les places européennes ;
le nouveau modèle d'épargne à long terme repose sur des véhicules de gestion spécialisés ouverts, chacun, à un marché plus large et atomisé, qui concorde avec l'orientation de l'industrie de la gestion collective française.
la puissance des circuits de distribution à travers les réseaux bancaires et d'assurance et la gestion collective française bien positionnée pour profiter de la distribution en " architecture ouverte " des OPCVM sur le territoire européen.
la capacité à créer des instruments sophistiqués de couverture sur nouveaux actifs sous-jacents qui élargit les conditions de l'offre, adaptée aux besoins plus fins de cycle de vie des investisseurs.
De plus, l'industrie financière, au-delà de sa contribution au PIB (4,5%) et à l'emploi (700 000 emplois), est par sa capacité de financement un levier déterminant pour le développement des entreprises et de l'économie française, en même temps que le moyen de préserver le contrôle de nos centres de décision.
Dans la concurrence avec toutes les grandes places financières européennes et mondiales, Londres, Francfort, mais également Hong Kong, NewYork, Shanghai, Singapour, Tokyo, le défi est de renforcer la capacité de valeur ajoutée et de localiser l'expertise financière à Paris, alors que 40% de l'emploi financier doit être renouvelé dans les dix prochaines années.
Le contexte est celui d'une mobilisation européenne et internationale. En témoigne, à Londres, l'initiative prise par M. Gordon Brown de constitution d'un groupe d'experts de haut niveau réunissant tous les acteurs de la place financière pour proposer des mesures pour améliorer la compétitivité de la place de Londres, y compris en matière réglementaire et fiscale. La place financière de New York a, également, pris des initiatives similaires sous l'impulsion du Secrétaire d'Etat au Trésor américain, M. Henry Paulson.
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